Quand nous sommes arrivés à la maison, je n’ai pas couru partout.
Je voulais comprendre.
J’ai avancé doucement.
J’ai reniflé un meuble.
Puis un autre.
J’ai exploré chaque pièce.
Une fenêtre.
Un tapis.
Un canapé.
Une nouvelle odeur dans chaque coin.
Tout était différent.
Mais personne ne me pressait.
Alors j’ai pris mon temps.
Peu à peu, la maison a commencé à devenir familière.
J’ai découvert les endroits où le soleil entrait l’après-midi.
J’ai découvert le tapis parfait pour m’allonger.
J’ai découvert les moments où mes humains s’asseyaient tranquillement.
Et surtout, j’ai découvert que je pouvais enfin être moi-même.
Je n’avais pas besoin de faire le spectacle.
Je n’avais pas besoin de réclamer l’attention.
Je pouvais simplement être là.
Allongé sur le tapis.
Les yeux à moitié fermés.
À écouter les bruits de cette nouvelle maison.
C’était une sensation merveilleuse.
Après avoir passé tant de temps à attendre qu’on me choisisse…
j’avais enfin un endroit où rester.





