Elle ne semblait pas gênée par mes miaulements.
Je l’observais depuis mon espace.
Elle avançait doucement entre les cages.
Certains chats se cachaient.
D’autres restaient immobiles.
Moi ?
Je me suis immédiatement fait remarquer.
J’ai miaulé.
Elle s’est arrêtée.
J’ai miaulé encore.
Elle a souri.
Alors j’ai compris que je pouvais continuer.
Elle s’est approchée.
Je me suis avancé vers elle.
Elle a posé sa main près de moi.
J’ai reniflé ses doigts.
Puis j’ai recommencé à parler.
Je ne savais pas ce qu’elle comprenait dans mes petits sons, mais elle semblait vouloir m’écouter.
Elle ne voyait pas un chat « trop vocal ».
Elle voyait simplement un chat qui avait besoin d’une nouvelle chance.
Peut-être que c’était exactement ce dont j’avais besoin.
Pas d’une maison silencieuse.
Pas d’humains qui attendaient que je me taise.
Mais de quelqu’un capable d’accepter que, chez moi, l’affection avait parfois une voix.
Ce jour-là, elle a décidé de m’emmener chez elle.
Je ne savais pas encore à quoi ressemblait ma nouvelle maison.
Je ne savais pas si j’allais avoir peur.
Je ne savais pas combien de temps il me faudrait pour m’adapter.
Mais lorsque la porte de ma caisse s’est finalement ouverte…
Je n’ai pas attendu.
Je suis sorti.
Et j’ai commencé à explorer.





