Je ne sais pas si ma première famille se souvient encore de moi.
Peut-être qu’elle se souvient simplement d’un chat trop bavard.
Moi, je préfère me souvenir d’autre chose.
Je préfère me souvenir du jour où une femme est entrée dans le refuge.
Du moment où elle m’a regardé.
Du jour où elle a ouvert ma caisse.
Et de la sensation que j’ai ressentie en découvrant ma nouvelle maison.
Je me souviens de toutes ces odeurs que j’ai reniflées.
De mes premières promenades dans les pièces.
De ma première nuit passée à faire entendre ma voix.
Et surtout, je me souviens de cette sensation nouvelle :
ne plus avoir peur d’être abandonné parce que j’étais moi-même.
Aujourd’hui, je suis toujours aussi bavard.
Toujours aussi curieux.
Toujours aussi proche de mon humaine.
Et lorsque sa voix s’élève dans la maison, la mienne ne tarde jamais à lui répondre.
Nous chantons faux, peut-être.
Mais nous chantons ensemble.
Et finalement, je crois que c’est tout ce qui compte.
On m’avait ramené au refuge parce que ma voix était trop grande pour leur monde silencieux.
J’ai finalement trouvé une maison où cette même voix est devenue une raison de m’aimer.
Je ne suis plus le chat « trop vocal ».
Je suis simplement Leo.
Un chat qui a enfin trouvé quelqu’un qui voulait entendre tout ce qu’il avait à dire. 🐈❤️





