Je suis également devenu son petit compagnon.
Je la suis d’une pièce à l’autre.
Si elle va dans une autre pièce, je suis derrière elle.
Si elle sort, je veux savoir où elle va.
Je ne veux plus être loin.
Parce que j’ai découvert ce que cela signifie de pouvoir faire confiance à quelqu’un.
Et parfois, je repense à celui que j’étais.
Ce chat affamé.
Ce chat au pelage emmêlé.
Ce chat qui disparaissait au fond d’une litière dès qu’une porte s’ouvrait.
Ce chat qui acceptait les caresses mais n’osait jamais les demander.
Si quelqu’un m’avait dit à cette époque que je courrais un jour accueillir mon humain chaque matin, je ne l’aurais probablement pas cru.
Si quelqu’un m’avait dit que je chercherais moi-même les câlins, je serais resté caché.
Et si quelqu’un m’avait dit que je deviendrais un chat capable de montrer ce qu’il ressent…
j’aurais simplement fermé les yeux.
Pourtant, c’est arrivé.
Pas grâce à une grande transformation soudaine.
Grâce à de petites choses.
Une pièce calme.
Une gamelle toujours là.
Une main douce.
Une voix patiente.
Et surtout…
quelqu’un qui a accepté d’attendre.





