Les visiteurs remarquent souvent ma queue légèrement recourbée.
C’est généralement la première chose qu’ils voient.
Ils posent une question.
Ils sourient.
Mais après quelques minutes, je remarque autre chose.
Ils découvrent l’atmosphère de notre maison.
Quelque chose de calme.
De paisible.
Une tranquillité que je n’aurais jamais imaginé connaître lorsque j’étais derrière les barreaux du refuge.
Je crois que j’ai apporté quelque chose avec moi.
Pas seulement mes jouets.
Pas seulement mes habitudes.
J’ai apporté mon calme.
Et peut-être aussi cette façon particulière d’aimer sans faire beaucoup de bruit.
Chaque soir, après avoir passé plusieurs heures près de mes humains, je descends tranquillement les escaliers.
Je connais mon chemin.
Je connais mon petit endroit.
Mon coin à moi.
Je m’y installe.
Et avant de fermer les yeux, j’écoute la maison.
Tout est calme.
Personne ne me cherche.
Personne ne m’appelle pour me faire repartir.
Je suis simplement chez moi.





