Au milieu du refuge, il y avait toujours du bruit.
Des miaulements derrière les portes.
Des pattes qui grattaient les grilles.
Des chats qui se dressaient dès qu’une famille approchait, comme pour crier : « Moi ! Choisissez-moi ! »
Moi, je ne faisais rien de tout cela.
Je restais assis dans mon enclos.
Silencieux.
J’observais.
Je regardais les familles avancer dans l’allée, s’arrêter devant certains chats, sourire, poser des questions… puis repartir.
Parfois, quelqu’un s’arrêtait devant moi.
Je levais les yeux.
J’attendais.
Mais je ne miaulais pas.
Je ne sautais pas contre la grille.
Je ne cherchais pas à attirer l’attention.
Alors les visiteurs continuaient leur chemin.
Ils pensaient peut-être que je n’avais pas envie d’être adopté.
Mais ils se trompaient.
J’en avais terriblement envie.
Je ne savais simplement plus comment le montrer.
J’avais appris à garder mon espoir bien caché.
Et puis, un après-midi, deux personnes se sont arrêtées devant mon enclos.
Je ne savais pas encore que leur arrivée allait changer toute ma vie.





