Un matin de novembre, je me suis réveillée avant l’aube.
Je ne trouvais plus Louie.
Mon cœur s’est immédiatement emballé.
J’ai cherché sous le lit.
Derrière le canapé.
Dans la salle de bains.
Sous la table.
Rien.
Puis j’ai entendu un petit bruit.
Un léger frottement.
Louie était devant la porte-fenêtre.
Il n’était pas dans son panier.
Il attendait devant la porte.
La pièce était encore sombre.
Le soleil n’était pas levé.
Il n’y avait qu’une faible lumière bleutée annonçant l’arrivée du matin.
Louie s’était traîné jusque-là avant même que la lumière apparaisse.
Comme s’il savait qu’elle finirait par venir.
Je suis restée immobile quelques secondes.
Puis je me suis assise près de lui.
L’appartement était froid.
Les tuyaux faisaient leur bruit habituel.
Une voiture reculait dans la rue.
Louie s’est appuyé contre ma jambe.
Et nous avons attendu ensemble.
Quelques minutes plus tard, la première bande de lumière a traversé la pièce.
Louie s’y est installé.
J’ai senti les larmes monter.
Mais ce n’étaient plus les larmes de la tristesse.
C’étaient celles de la gratitude.
Parce que j’avais enfin compris ce qu’il m’enseignait depuis le premier jour.
Il ne faut pas toujours attendre que la vie soit parfaite pour continuer à avancer.
Parfois, il suffit de croire que la lumière reviendra.
Même lorsque nous ne la voyons pas encore.





